16/10/2007

Entrée aux States... Auburn Hills, 25/10/2005!

Entrer aux USA est d'une simplicité extraordinaire... pour "Monsieur Toutlemonde" ! Avec moi, il a fallu que ça n'aille pas tout droit...
Sur le vol Bruxelles-Chicago, nous avions reçu la fameuse "Carte Verte" à remplir et à remettre lors du débarquement au moment de notre entrée dans ce Grand Pays!
Le "hic", c'est que j'ai rempli cela honnêtement... Une fois à Chicago, nous devions prendre un vol intérieur pour rejoindre Detroit. Auburn Hills est dans la grande banlieue de la capitale de l'industrie automobile US. Mais, au moment de partir, donc forcément en arrivant, aucun hotel n'était encore réservé! Donc, impossible d'indiquer sur le formulaire notre adresse de séjour (qui, en plus, allait changer 8 fois sur trois semaines...)
Il m'a fallu près de 30 minutes pour expliquer au douanier hyper-zélé auquel j'ai eu affaire que j'avais traversé l'Atlantique sans avoir réservé aucun hotel et que je venais ici pendant trois semaines pour "suivre" 4 irlandais.... J'ai failli rater mon vol pour Detroit, et ai fini par perdre mon sang-froid tellement j'en avais ras-la-casquette d'expliquer encore et encore la même chose...
Une fois arrivé à Detroit, la première nuit a été réservée dans un Howard Johnson à l'aéroport. Le lendemain matin, une fois terminé le petit déjeuner, un taxi nous emmène vers Auburn Hills. En route, nous lui expliquons le motif de notre séjour et nous lui demandons de nous conduire dans un hotel aussi bon marché que possible à proximité du "Palace".
Il nous déposera à un motel. De là à la salle de concert, il n'y a plus que 5 petits kilomètres... Juste en face se dresse un Comfort Inn dont la plus grande partie du rez-de-chaussée est occupée par un Irish Pub! C'est là, entourés d'affiches U2 que nous irons diner. Un type de chez ETS (la société qui vendait pour les USA les forfaits Hotel/Concert/After Party) nous propose d'acheter des tickets car il lui en reste.... à 350$ !!!
Petite sieste au Motel, puis nous nous mettons en route vers la salle de concert (qui est en fait l'endroit où évolue l'équipe de basket locale). Nous commençons à faire du stop. Moins de deux minutes plus tard, une voiture s'arrête déjà. Un jeune gars nous dit de grimper en vitesse! Il nous explique en démarrant qu'ici l'auto-stop est interdit et que nous risquions une nuit de prison assortie d'une amende pour cela! Un merveilleux pays tout compte fait... Une fois qu'on a bien en tête la liste de ce qu'on ne peut pas faire, état par état, on se rend compte qu'on n'y est pas si "libre" que ça... Mais bon, c'est comme ça... La,la,la,la,lâââ... Notre chauffeur nous dépose à un jet de pierre du complexe.
Nous sommes là bien tôt! Il n'y a quasi personne. Je me rends au guichet "Will Call" pour retirer les billets et remarque que les accès aux escaliers menants aux tribunes sont précédés de détecteurs... Nous faisons le tour du "Palace"... Rien à voir, ni à faire! La construction est implantée au milieu d'immenses parkings. Retour à l'intérieur. Autant entrer et voir ce qu'il y a dedans. Et là, ça redevient folklorique... Pas de sac à l'intérieur (il vivent toujours dans la psychose du 11/09/2001...), il faut les remettre dans notre voiture! J'explique au vigile que nous n'avons pas de voiture et que nous sommes venus à pieds. Voilà qui à l'air de le perturber (ça ne doit pas arriver souvent...). Il appelle un de ses responsables à qui nous réexpliquons comment nous sommes arrivés. Il se tait quelques secondes puis nous demande de le suivre. Nous passons, mais sans être passé par un portique-détecteur, et il nous conduit à une salle de surveillance. Un autre vigile est ici assis face à 5-6 écrans. Nous devrons laisser nos sacs ici et les récupérer à la fin du show.
Il est à peine 18h. La salle est vide, à l'exception du coeur de l'ellipse! Les heureux gagnants du tirage au sort attendent patiemment...
Le Palace est somme toute un stade classique : bars, snacks, écrans, photos-souvenirs, loges et salons VIP's... Les stands Vertigo Tour sont installés, comme il n'y a pas (encore) de cohue, j'en profite pour regarder ce qu'ils proposent.
C'est bientôt l'heure du passage d'Institute en première partie. Pas mal, sans plus. Trop rock FM à mon goût... Pendant que les roadies préparent la scène pour U2, je croise deux suisses. Il sont aux USA pour le boulot et ont eu ces tickets la veille! Je redescends jusqu'au local où se trouve mon sac. Je demande au type de permanence si je peux remettre mon pull dans mon sac. Il ne me regarde pas, j'en profite pour prendre mon "petit" appareil photo. J'aurais du prendre l'autre, les souvenirs capturés avec le petit HP ne donneront rien...
Retour dans la salle, il n'y en a plus pour longtemps avant de découvrir le show 'US'...
Il y a en effet quelques petites différences par rapport à la tournée européenne. Ce n'est pas Vertigo, mais City of blinding lights qui lance le concert! Sinon, l'ossature du show est sensiblement la même car si l'infrastructure a changé (la scène indoor est plus petite que celle conçue pour les stades européens, l'éllipse au lieu des deux cibles) le programme vidéo qui est derrière le spetacle est toujours bien là!
Il y aura pourtant quatre titres que j'entendrai pour la première fois : The Ocean, MLK, The first time et Crumbs from your table. Ferons aussi partie de la set-list de ce concert deux titres que U2 avait joués lors du mémorable Dublin 3 : Gloria et Bad!
Deux mois et demi après le dernier concert vu en europe (San Sebastian), j'ai vraiment pris beaucoup de plaisir à retrouver le groupe sur scène... J'en ai en tout cas profité bien plus que le type qui a fini la soirée endormi affalé sur son siège!
Après avoir vainement tenté de trouver un lift pour redescendre vers le motel (Auburn Hills est sur une colline...), nous nous sommes résolus à marcher jusque là! L'after-party avait déjà commencé au pub irlandais. Nous y avons fait un saut, mais l'ambiance n'étant pas exceptionnelle, deux Guiness plus tard, nous partions...

15:22 Écrit par namurw | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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